La Fontaine, "Les Obsèques de la lionne" Fables

 

Objet d’Etude : Argumenter : convaincre, persuader, délibérer

 

Séquence 2 : L’Apologue dans l’argumentation

 

Texte 2: Fontaine: "Les Obsèques de la lionne" Fables

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Intro:
Les obsèques de la lionne (1678).LF utilise des sources des auteurs anciens. Il s'inspire notamment du fabuliste Esope ainsi sue de Phèdre, Pilpey ou Abstimius --> 200 fables en latin.
Pour cette fable, LF s'inspire d'Abstimius. LF s'affirme comme un scénariste du monde de la cour. Mmt important --> obsèques. Sous l'apparence animale, LF ne craind pas la cour. Ici, le lion représente Louis XIV.
Ds ses fables, les animaux --> les hommes. Cette fable = 55vers --> récit d'une cérémonie + comme souvent 4 vers de morale à la fin. Hétérométrie --> distingue les différentes étapes du récit.
Schéma narratif :
~ Octosyllabes : v. 1 à 15 => définit les circonstances, la situation.
~ Dialogue : v. 16 à 38 => montre la colère du roi envers le cerf
~ V. 39 à 51 => vision du cerf. Moyen de se sauver la vie grâce à son imagination. Scène mise en abîme.
~ V. 52 à 55 => morale. Verbes à l'impératif. élémnt majeur du récit déjà prése,t ds le titre. Enonciation de la fable assez complexe : alternances entre récit et parties dialoguées). Fable = scénette théatralisée --> véritable satire de la cour. Enfin on peut voir quelles relations ont les 4 vers de la fin qui st consacrés à la morale et quelle leçon de morale est tirée de la fable.

I/ Les éléments du titre
A/ La cérémonie = les obsèques de la lionne

Obsèque = mot rare et solennem à l'époque --> Cérémonieux --> connote la solannelité de la circonstance. Obsèques = suivre avec pompe.
La mort apparaît dès le v.1 = redondance du titre --> reprise en chiasme. Terme obsèque se prolonge tt au long de la fable. Chp lexical de la mort et du deuil. Premier mot du titre = élmt fondateur de la fable.

B/ Les personnages

- Lionne = avec une majuscule = périphras pr le femme du roi. Humanise l'animal. => Bestiaire (=ensemble d'animaux). Tt est évoqué sur le ton de la noblesse. Très nbreux termes qui soulignent le caractère noble et saint de cette reine (cf. v.38). Assiste à une cérémonie officielle
--> Répond à un code social. Cérémonie pathétique --> tt le monde pleure.

Transition:Comment ce pathétique est mis en scène? Quel est le regard du narrateur sur ces obsèques particulières?

II/ L'énonciation
A/ Le narrateur omniscient

Le narrateur raconte la cérémonie en utilisant le PS = tps du récit. Raconte de manière omnisciente l'enchaînement des évènements. Pr donner plus de vivacité au récit --> utilisation du présent de vérité générale. Fais le choix de l'hétérométrie. LF = maître d'oeuvre. Augmente ou diminue la narration à sa guise. Fabuliste --> regard critique --> éclaire les différents intervenants. Il attribue aux animaux des titres humains. Pers. ambigus --> véritable personnification du bestiaire.

B/ Les parties dialoguées

LF cède la parole aux différents intervenants. Donne la parole au lion au discours indirect libre. Discours direct entre le Lion et le Cerf = sc. de dialogue. Tt discours est une scène. Tps de narration = Tps du récit. Une des morales du récit --> pvr de la parole.
LF donne la parole --> personnages --> donne bcq de vie au récit. Mots humains utilisés par les animaux = animalisation des humains. En s'adressant directement aux lecteurs, LF donne son pt de vue qd il définit la cour (v.17). Les hommes ne fonctionnent que sur le principe de la ressemblances. LF donne des conseils parfois très dangeureux au lecteur.
Fable = véritable leçon d'hypocrisie.

Transition: Cette scène = satire de la cour. A travers le cerf, on assiste à une vétritable satire de l'absolutisme royal. LF court des risques.

III/ La satire de la cour
A/ Les courtisans

Les courtisans = troupe indiférenciée. masse anonyme et servile --> caractèrisée par son suivisme.
Reproche = absence d'intelligence. Trop bête pr réfléchir ( 1esprit pr 100 corps). Esprit, caractère uniforme. Accent mis sur la servilité des courtisans.
Ils veulent plaire à leur roi = immitateur servile. Voc. de l'immitation = être, paraître, "peuple caméléon, peuple singe". Les courtisans st ds le principe de l'immitation immédiat et absolu --> st à l'image de ce que l'on atten d'eux. LOGIQUE DU PARAÎTRE

B/ Un monarque absolu

A l'inverse, le roi est représenté comme un monarque absolu dt on ne voit que la cruauté. Son goût pr l'absolutisme. Les paroles du roi contiennent pr la plupart des impératifs. Parle de lui à la 1ère personne du pluriel = "nous" de majesté va de pair avec l'ostentation de la douleur = il pleure = fait de sa douleur un véitable spectacle (cf. v.12)
Système de la cour = système perverti --> monarchie absolue. Il ne tolère que son pt de vue. Les courtisans se plient à ce que l'on attend d'eux. Jeu complet de l'hypocrisie. Cela montre du pt de vue de lf une véritable satire de la cour. Ce regard critique implique un enseignement moral. Récit crypté. Le lion = Louis 14. Choses ditent de manière cachée.

IV/ La leçon de morale
A/ Une anecdote significative

Le récit constitue une véritable anecdote significative. Cour du lion = Cour de Versailles. Domaine animal est en réalité 1 couverture transparente pr montrer l'humanité. Utilisation des personnages animaux --> donne à l'enseignement moral une dimension universelle.

B/ Des animaux et des hommes

L'humanisation et l'animalisation se manifestent par des comportements humains de la part des animaux. Animaux st symptomatiques du monde humain. Grde qulaité de l'humanisation ici.

CCL Générale:
Titre qui rend compte de l'ensemble de la fable. Cérémonie religieuse humaine par excellence. Cet épisode est vu de manière parodique. L'hypocrisie des participants se caractèrise par l'excès de peine.
--> disqualifie sa démonstration. Aucune douleur réelle exprimée ici. Occasion pr LF de faire une critique de la cour. Remise en cause de l'absolutisme royal, de la cour et de ses principes.

 

 

Autres:

 

Jean de la Fontaine

Les Obsèques de la lionne

 

Jean de La Fontaine (1621-1695) est l’auteur de contes et de fables. Les Fables sont essentiellement une reprise des textes les plus connus d’Esope et de Phèdre, auteurs de l’Antiquité, qu’il met en vers. Le succès du recueil fut immédiat et donne à La Fontaine une assise confortable dans la postérité littéraire. Lorsque Foucquet, le Premier ministre de Louis XIV se fait arrêter, Fontaine n’hésite pas à le défendre. Il gagne donc son amitié et montre bien qu’il soit contre la monarchie de Louis XIV. Mais Jean de la Fontaine arrive quand même à vivre dans la cour et fait partie des plusieurs salons : Duchesse de Orléans ou encore celui de Madame de la Sablière qui contient beaucoup de philosophes, de savants et de voyageurs. Inspiré par les fabulistes antique Esope et Phèdre, il écrit de nombreuses fables mettant en scène des animaux anthropomorphes et contenant une morale. Ces fables furent écrites dans un but éducatif et étaient adressées au Dauphin. « Les Obsèques de la Lionne » est tirée du second recueil, publié en 1694. Cette fable contient une satire de la cour. Il s’agit donc dans cette fable d’un récit plein d’humour, vaste comédie de la vie de cour.

 

Plan :

I) Enonciation
            1) un narrateur omniscient
            2) les personnages
            3) la cérémonie
II) La satire de la cour
            1) les courtisant
            2) un monarque absolu

III) La leçon de la morale
            1) une anecdote significative
            2) des animaux = des hommes

 

Conclusion : En conclusion, dans cette fable La Fontaine met en avant, à travers la figure symbolique du lion, l’orgueil et l’esprit tyrannique du roi qui n’hésite pas à faire preuve de cruauté en abusant de son autorité sacrée. La Fontaine utilise le prétexte de la société animale pour brosser le portrait de cette comédie de la vie de la cour. Sa dénonciation est donc d’autant plus forte qu’elle est véhiculée par le jeu des animaux qui permettent la satire. Il n’hésite pas à prendre la parole lui-même et à railler le « peuple singe du maître » et le maître aussi. Il devance l’Ingénu de Voltaire qui dénonce aussi l’absurdité de l’organisation d’une société et les maux de la cour, à travers les yeux d’un Huron. 

 

JE PROPOSE AUTRE CHOSE (the greek) 

 Jean de Lafontaine, Les obsèques de la Lionne, Fables

Introduction :

La Fontaine a commencé à écrire sous le règne de Louis XIV. Cette fable est tirée du second recueil, publié en 1694. L'une de ses protectrices était Mme de la Sablière. C'est par les contes, puis par les fables, sur le tard, que La Fontaine a connu la gloire. Le second recueil est dédicacé à Mme de Montespan. Les fables de ce recueil sont plus philosophiques, plus longues que celles du premier. dans cette fable, LF notamment du fabuliste Esope ainsi que de Phèdre, Pilpey ou Abstimius. Cette fable met en scène, sous forme animale la cour de Louis XIV(représenté par le lion), lors d’un évènement important : les obsèques de la lionne/reine. dans ses fable, LF ne craint pas la cour et peut donc faire un critique implicite. On pourra donc observer, comment cette fable adopte une forme plaisante pour accrocher, l’attention du lecteur, en quoi celle-ci constitue une criique implicite et enfin la visée didactique véhiculée à travers elle.

I) Une forme plaisante pour accrocher le lecteur

1) un récit structuré :

Narrateur omniscient : raconte la cérémonie en utilisant le PS = tps du récit. Raconte de manière omnisciente l'enchaînement des évènements. Pour donner plus de vivacité au récit : utilisation du présent de vérité générale. 

Parties dialoguées, LF cède la parole aux différents intervenants. Donne la parole au lion au discours indirect libre. Discours direct entre le Lion et le Cerf = dialogue. Tout discours est une scène. LF donne la parole aux personnages et donc donne beaucoup de vie au récit.  En s'adressant directement aux lecteurs, LF donne son point de vue quand il définit la cour (v.17). Les hommes ne fonctionnent que sur le principe de la ressemblances. LF donne des conseils parfois très dangereux au lecteur.

Schéma narratif : Situation initiale : lionne morte, courre pleure. Élément perturbateur : cerf ne pleure pas, colère du roi. Résolution : éloquence du cerf qui manipule le roi.

2) des personnages types : 

Les courtisans : troupe indifférenciée. masse anonyme et servile. Reproche = absence d'intelligence. Esprit, caractère uniforme. Accent mis sur la servilité des courtisans. 

Le lion : un monarque absolu dont on ne voit que la cruauté, colérique. Son goût pour l'absolutisme. Les paroles du roi contiennent pour la plupart des impératifs. Parle de lui à la 1ère personne du pluriel.

II) Une satire implicite de la cour

1) Courtisans :

 Représentent courtisans de la cour de Louis XIV que La Fontaine critique. Ils veulent plaire à leur roi = immitateurs serviles. Voc. de l'immitation = être, paraître, "peuple caméléon, peuple singe". “Prêts à tout” Les courtisans sont dans le principe de l'imitation immédiat et absolu, sont à l'image de ce que l'on attend d'eux. logique PARAÎTRE

2) Roi : 

Louis XIV : monarque absolu. Est un spectacle, fais de sa douleur un spectacle. Système de la cour = système perverti, monarchie absolue. Il ne tolère que son point de vue. Les courtisans se plient à ce que l'on attend d'eux. Jeu complet de l'hypocrisie. Cela montre du point de vue de la fable une véritable satire de la cour. Ce regard critique implique un enseignement moral. Récit crypté. Choses ditent de manière cachée.

III Une visée didactique/morale

Morale est un des aspects les plus important de la fable. Ici aussi cherche à instruire : Mensonge=pouvoir. Cependant ironie : morale immorale : apologie du mensonge.

1) Une anecdote significative : 

Le récit constitue une véritable anecdote significative. Cour du lion = Cour de Versailles. Domaine animal est en réalité 1 couverture transparente pr montrer l'humanité. Utilisation des personnages animaux, donne à l'enseignement moral une dimension universelle.

2) Des animaux et des hommes

L'humanisation et l'animalisation se manifestent par des comportements humains de la part des animaux. Anecdote du monde animale peut donc être rapportée au monde humain.

Universel : Inclus le lecteur

Conclusion :

 C’est sous l’apparence d’une fable qui, grâce à une forme plaisante, accroche l’attention du lecteur, que La Fontaine fait une véritable satire de la cour de Louis XIV qui elle-même véhicule une morale. C’est sous l’apparence d’une anecdote qu’est donc véhiculée une morale universelle et une critique implicite de la société. Il n’hésite pas à prendre la parole lui-même et à railler le « peuple singe du maître » et le maître aussi. Il devance l’Ingénu de Voltaire qui dénonce aussi l’absurdité de l’organisation d’une société et les maux de la cour, à travers les yeux d’un Huron. 

 

 

 

 

                       

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